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9ème Symposium Européen de Somatothérapie - Cracovie 1999

Quertant

La Méthode Quertant©

 

Dans nos précédentes interventions, nous avions décrit les bases anatomo-neuro-physiologiques de la Méthode Quertant© ; bases pour lesquelles il faut se référer aux travaux de C. Bernard, Lapicque, Chauchard, Mosinger, Magoun, etc.

Notre présent objectif est d'exposer ce que représente la Méthode Quertant©, ses techniques d'investigation et de normalisation de l'autorégulation du système nerveux central.

C'est pourquoi vous nous pardonnerez une schématisation volontaire dans le but de faire apparaître plus clairement le concept Quertant©.


Première partie : généralités

A - Le complexe somato-psychique

L'homme est un complexe somato-psychique : les deux éléments "soma" et "psyché" sont indissociables. On ne peut agir sur l'un sans agir sur l'autre. Ce complexe est régi par trois modes de vie :

  • sensori-motrice ou vie de relation qui assure le contact avec le milieu extérieur ;
  • neurovégétative qui assure l'intégrité du "soma", soit le fonctionnement des organes ;
  • psychique qui assure entendement, jugement et comportement.

Ces trois modes de vie sont régulés par le système nerveux central, dont l’organe principal est le cerveau.

  • la partie supérieure (cortex) assure les activités conscientes et volontaires ;
  • la base (mésendiencéphale) contrôle le fonctionnement involontaire et inconscient des trois vies, donc de l'organisme.

Le mésendiencéphale contribue donc à l'harmonie du complexe somato-psychique par la régulation permanente des vies sensori-motrice, végétative et psychique.


B - Les nervosismes

Si, par prédisposition héréditaire, surmenage, traumatisme, "stress", il y a perturbation de cette autorégulation, il y aura perturbation des trois vies. Pour Georges Quertant il y a alors "nervosisme", soit trouble fonctionnel de l’autorégulation du complexe somato-psychique sans substrat organique ; le sujet étant par ailleurs en bonne santé.
Tout "nervosisme" présente trois expressions :

  • sensorielle,
  • neurovégétative,
  • psychique.

Après des années d'expérimentation (de 1911 à 1935), Georges Quertant a pu constater que les sujets souffrant de troubles fonctionnels végétatifs et du psychisme mineur présentaient presque tous des troubles de la fonction visuelle, soit de la vie de relation.


Il arriva à établir une étroite corrélation entre les troubles des trois vies, soit une perturbation de l'autorégulation diencéphalique. Il a pu également constater que la normalisation de la fonction visuelle (soit de la vie sensori-motrice) entraînait du même coup la suppression des troubles des autres vies.

Dans nos précédentes interventions, nous avions décrit les bases anatomo-neuro-physiologiques de la Méthode Quertant© ; bases pour lesquelles il faut se référer aux travaux de C. Bernard, Lapicque, Chauchard, Mosinger, Magoun, etc.
Notre présent objectif est d'exposer ce que représente la Méthode Quertant©, ses techniques d'investigation et de normalisation de l'autorégulation du système nerveux central.
C'est pourquoi vous nous pardonnerez une schématisation volontaire dans le but de faire apparaître plus clairement le concept Quertant©.


Première partie : généralités

A - Le complexe somato-psychique
L'homme est un complexe somato-psychique : les deux éléments "soma" et "psyché" sont indissociables. On ne peut agir sur l'un sans agir sur l'autre. Ce complexe est régi par trois modes de vie :

  • sensori-motrice ou vie de relation qui assure le contact avec le milieu extérieur ;
  • neurovégétative qui assure l'intégrité du "soma", soit le fonctionnement des organes ;
  • psychique qui assure entendement, jugement et comportement.

Ces trois modes de vie sont régulés par le système nerveux central, dont l’organe principal est le cerveau.

  • la partie supérieure (cortex) assure les activités conscientes et volontaires ;
  • la base (mésendiencéphale) contrôle le fonctionnement involontaire et inconscient des trois vies, donc de l'organisme.

Le mésendiencéphale contribue donc à l'harmonie du complexe somato-psychique par la régulation permanente des vies sensori-motrice, végétative et psychique.


B - Les nervosismes
Si, par prédisposition héréditaire, surmenage, traumatisme, "stress", il y a perturbation de cette autorégulation, il y aura perturbation des trois vies. Pour Georges Quertant il y a alors "nervosisme", soit trouble fonctionnel de l’autorégulation du complexe somato-psychique sans substrat organique ; le sujet étant par ailleurs en bonne santé.
Tout "nervosisme" présente trois expressions :

  • sensorielle,
  • neurovégétative,
  • psychique.

Après des années d'expérimentation (de 1911 à 1935), Georges Quertant a pu constater que les sujets souffrant de troubles fonctionnels végétatifs et du psychisme mineur présentaient presque tous des troubles de la fonction visuelle, soit de la vie de relation.
Il arriva à établir une étroite corrélation entre les troubles des trois vies, soit une perturbation de l'autorégulation diencéphalique. Il a pu également constater que la normalisation de la fonction visuelle (soit de la vie sensori-motrice) entraînait du même coup la suppression des troubles des autres vies.
Ces trois vies étant soumises au contrôle des mêmes centres régulateurs, il observa qu'en normalisant la fonction visuelle, on normalisait, dans le même temps, le fonctionnement de ces centres.
C - Objectifs de la Méthode Quertant©
La Culture Psycho-Sensorielle© a donc pour but :

  • la détection des troubles fonctionnels,
  • la suppression de ces troubles.

Donc, en normalisant la fonction visuelle (soit la vie de relation), tout se passe comme si on normalisait les deux autres vies (psychique et neurovégétative), soit l'ensemble du complexe somato-psychique.
Commençons par la détection des troubles de la fonction visuelle ou "dépistage".


Deuxième partie : le dépistage psychosensoriel

A - Principes de la fonction visuelle
Schématiquement, la fonction visuelle a pour premier but de nous permettre de voir les choses comme elles sont, là où elles sont. Elle nous permet de nous situer par rapport à l'environnement. Elle nous confronte au réel. Fait important : dans la fonction visuelle, le phénomène final, soit la formation de l'image visuelle, est une matérialisation, une objectivation des mécanismes de cette fonction.
Si tout l'arc réflexe qui préside à l'élaboration de l'image visuelle est normal, un sujet est capable de voir un objet tel qu'il est, là où il est, dans sa réalité objective. Toute déviation de l'image visuelle par rapport à l'objet traduit donc un dysfonctionnement de l'arc réflexe : œil ◄► centres régulateurs ◄► cortex. Si l'on ne peut incriminer l'organe récepteur, l’œil, ni le cortex, il reste que ce sont les centres régulateurs qui ont mal réagi à l'excitation lumineuse, devenue incitation sensorielle.
Les lois de l'optique expliquent les déviations de l'image par rapport à la norme de la façon suivante :
Les centres nerveux responsables des mouvements de l’œil doivent le diriger de telle façon qu'un faisceau lumineux atteigne le point le plus sensible de la rétine : la fovéa.
Dans la situation normale, l'axe d'impression (lumière incidente) coïncide avec l'axe de la projection (chemin apparent de la lumière incidente) et l'image apparaît au sujet telle qu'elle lui est effectivement présentée, là où elle est.
En cas de dysfonctionnement des centres nerveux, l’œil n'est pas convenablement dirigé et le faisceau lumineux n'atteint pas la fovéa. L'axe d'impression et l'axe de projection ne peuvent plus coïncider; l'image apparaît déformée au sujet, là où elle n’est pas, de façon différente selon qu'on utilise la vision simultanée ou la vision binoculaire.
B - Le dépistage
Ces troubles de la fonction visuelle (troubles de la vision simultanée et de la vision binoculaire) peuvent apparaître par un dispositif instrumental spécial, prisme ou écran. Le diploscope de Rémy est un de ces appareils.


Pour le dépistage comme pour le "training", Georges Quertant a modifié, perfectionné et décliné le diploscope de Rémy dans un ensemble de huit appareils utilisant certaines formes de lumière, excitants naturels de l'appareil optique.
Ces excitants naturels sont les agents physiques de l'environnement qui composent l'image lumineuse : couleurs spectrales, couleurs pigmentaires, noir sur blanc, etc. Par le jeu de ces excitants et de leurs différentes combinaisons géométriques, on peut obtenir de très nombreuses images-tests.
C - Quatre cas peuvent se présenter :
1.           Le sujet réagit correctement : il perçoit toutes les images-tests dans leur réalité objective : il n’y a pas de dysfonctionnement diencéphalique, et quel que soit le symptôme, la Culture Psycho-Sensorielle© ne sera pas une indication.
2.           Le sujet réagit de façon exagérée - hyper auto-cinésie : l’image test se modifie.


1 - Vision normale                 2 - Hyper auto-cinésie
Quertant
3.           Le sujet réagit de façon insuffisante - hypo auto-cinésie : les modifications de l’image-test sont différentes.


1 - Vision normale                 2 - Hypo auto-cinésie
Quertant


4.           Le sujet réagit tantôt par excès, tantôt par défaut : instabilité cinésique.


1 - Vision normale                 4 - Instabilité cinésique
Quertant
Dans ces trois derniers cas, les modifications de l’image-test, c'est à dire le degré de déviation de l'image visuelle par rapport à l'objet, donneront le degré de dysfonctionnement des centres régulateurs, et proportionnellement, le gain que pourra obtenir le sujet par la Culture Psycho-Sensorielle©.
Il est à signaler que le sujet peut réagir par excès par rapport à une certaine image, puis par défaut à la même image géométrique, selon que l'on change la nature de l'excitant. Toutes ces variations très sensibles de la fonction visuelle aux différents excitants sont significatives des difficultés du sujet à s'adapter à l'environnement, non seulement au niveau de la vie de relation mais aussi au niveau des deux autres vies.
Ainsi, pour Georges Quertant, l'interprétation des tests, tenant compte des lois de réflexologie qui régissent tout l'organisme, permet une connaissance du fonctionnement des trois vies : sensori-motrice, neurovégétative et psychique, et explique aussi l'origine des troubles nerveux fonctionnels du sujet.
Le taux de dysfonctionnement ou "nervosisme", inadaptation mineure sans substratum organique, étant fixé, il reste à entreprendre le "training".


Troisième partie - Le «training » ou phase de normalisation fonctionnelle

A - Principes de base
En analogie avec la culture physique, on peut émettre le principe selon lequel la perfection dans une discipline ne peut s'obtenir que par la perfection dans chacun des mouvements qui la constituent.
C'est donc l'étude analytique des mouvements qui a permis l'établissement d'une gymnastique analytique, ou culture physique, dont le but est de développer chez le sujet un volume et une puissance musculaires harmonieux, à partir d'efforts judicieusement gradués en poids, haltères, courses, sauts, etc.
C'est aussi la constance dans l'effort, la perfection et la précision dans chacun des mouvements qui distinguent l'athlète du sujet non entraîné.
De même, en Culture Psycho-Sensorielle©, c'est l'étude des mouvements progressifs suscités par les excitants naturels du système optique qui a permis d'établir la succession des images-tests utilisées, véritables "haltères" pour le système nerveux.
Les agents physiques qui constituent ces excitants s'organisent selon les lois d'Hauÿ ou lois de cristallisation de la matière, en des règles mathématiques et géométriques respectées dans la succession des tests. Il y a dans cette succession une graduation quantitative et qualitative de la plus grande importance pour le cours du "training".
Ainsi, de la même manière qu'une haltère demande au muscle un débit d'énergie adapté à l'accomplissement d'un mouvement parfait, les images-tests en Culture Psycho-Sensorielle© demandent aux centres régulateurs un débit d'énergie nerveuse adapté pour réaliser, pendant une durée de temps bien définie, la vision correcte de cette même image-test.
C'est à partir de cette "micro-gymnastique" des centres régulateurs que le "training" permettra progressivement la vision normale des images-tests, c'est à dire la normalisation des mécanismes involontaires qui régulent les trois vies et donc la suppression définitive des troubles nerveux fonctionnels du sujet.
B - Principes de la correction fonctionnelle
Basée sur la répétition de l'effort, comme nous venons de l'expliquer, la Culture Psycho-Sensorielle© fonctionne en parfaite analogie avec d'autres méthodes éducatives. Le professeur de culture physique veille à l'exécution parfaite des mouvements musculaires.


En Culture Psycho-Sensorielle©, les exercices par images-tests soumettent les centres nerveux régulateurs à un processus d'apprentissage utilisant une technique de correction jouant le rôle d'impulsion rétroactive normalisatrice.
Par la mise en jeu de "points de référence" que le sujet fixe pendant un temps bref, avant de revenir à l'image entière, il lui est possible de voir tout à coup l'image normale.
Aussitôt que cette image normalisée commence à se déformer, les yeux sont à nouveau fixés sur le "point de référence".
La technique de correction consiste à répéter l'effort pour atteindre le but recherché : la perception correcte de l'image. L'acquisition d'automatismes régulateurs est ainsi progressivement rendue possible.
En fait, en demandant au sujet d'accomplir un mouvement volontaire, par le jeu des mécanismes conscients et volontaires, voie pyramidale (influençant les muscles oculomoteurs de façon à ce que l'œil soit correctement dirigé), on entraîne les mécanismes inconscients et involontaires, voie extra-pyramidale.
Ainsi, les centres qui président à ces activités sont eux mêmes entraînés et, par un rapport d'effet à cause et de cause à effet, accomplissent normalement leur travail de régulation.
Le "training" a atteint son but lorsque le sujet voit spontanément et définitivement toutes les images-tests correctes : la volonté n'a plus à intervenir, les automatismes régulateurs sont inscrits.
C - Conséquences fonctionnelles
Au fur et à mesure que le sujet réalise des tests de plus en plus difficiles dans leur progression quantitative et qualitative, les troubles fonctionnels dont il souffre diminuent d'intensité et s'espacent jusqu'à disparition complète et définitive dans 90% des cas.
Le "training" s'effectue à raison de deux séances par semaine, pendant une période de 15 mois en moyenne.
L'organisme d'un sujet constitue une unité somato-psychique indissociable et les centres régulateurs ont une action directe sur tout son fonctionnement. En rééquilibrant le système nerveux central par la voie sensorielle, on améliore sa capacité fonctionnelle globale.
Les effets régulateurs de la Culture Psycho-Sensorielle© se feront donc sentir également avec le même pouvoir sur la vie neurovégétative du sujet et sur sa vie psychique.
La faculté de voir l'image normale est donc simplement la manifestation d'une transformation beaucoup plus profonde qui influence de façon proportionnelle l'ensemble de l'organisme.


La Culture Psycho-Sensorielle© proprement dite est destinée à rétablir un synchronisme parfait entre les centres pairs régulateurs en inscrivant des automatismes innés, dans des conditions normales et à partir d'excitants naturels de la machine nerveuse, sans emploi de prisme ou de lentille. Il s'agit bien d'un retour à une norme fonctionnelle, ce qui explique qu'il n'y ait ni transformation de symptôme ni trouble secondaire.
On peut dire aussi de cette nouvelle forme de "pédagogie", comme l'a voulu son fondateur, qu'elle est unique du fait qu'on ne lui connaît pas, jusqu'à présent, d'équivalent dans le domaine de la restauration fonctionnelle.
Elle est objective car elle aborde directement et sans intervention subjective du praticien les fonctionnalités spontanées du système nerveux central. Vision binoculaire et vision simultanée échappent en effet à toute suggestion.
Elle est non polluante car elle ne comporte pas de moyens invasifs.
Elle sera efficace dans des troubles fonctionnels aussi variés que bégaiement, énurésie, encoprésie, dystonies neurovégétatives, colites, eczéma, asthme, allergies, dyslexie, perte de l'attention, insomnie, trouble du caractère, phobies, etc.
Le cas du jeune T. illustre parfaitement les trois expressions du "nervosisme" :
A douze ans, T. présente un léger strabisme divergent, une dyslexie mineure débouchant sur une dysorthographie, d'où échec scolaire malgré une intelligence certaine. A la moindre contrariété, à toutes mauvaises notes, T. souffre d'une crise d'asthme ou d'un œdème labial ou palpébral. Instable, irritable, opposant et dépressif, il est catalogué "pré-caractériel". Aujourd'hui, T. est médecin dermatologue à la Réunion.
Nous nous permettrons, pour conclure, de citer le Professeur Mosinger dans son rapport sur la Méthode Quertant© :
« La vision est la fonction sensorielle la plus importante. La rétine est en connexion directe, par des voies rétino-hypothalamiques que nous avons décrites avec :

  • les centres végétatifs supérieurs,
  • les centres hypophyso-régulateurs,
  • les centres du comportement situés dans l'hypothalamus,
  • les formations réticulaires qui régissent le fonctionnement de l’isocortex cérébral.

Par des voies spécifiques, les stimulations optiques arrivent au métathalamus (relié à l'hypothalamus), et de là, au cortex optique (area striata) relié lui même au cortex psycho-visuel, aux centres du langage et aux centres corticaux du comportement ».


En résumé, les connaissances anatomo-physiologiques actuelles permettent, d'une part, d'interpréter la coexistence de troubles visuels, de troubles psychiques et neurovégétatifs ; d’autre part, les répercussions psychiques et neurovégétatives favorables pouvant être obtenues par le "training" psychosensoriel visuel.
C'est ce que nous faisons depuis 1932 dans les centres Quertant©.


René-Just Hauÿ (1743-1822) est un minéralogiste français, membre de l'Académie des Sciences, qui a laissé de nombreux ouvrages sur la cristallographie, science dont il est l'indiscutable créateur.

La méthode Quertant est une méthode inventé par Georges Quertant.

Georges Quertant est un scientifique atypique du début du siècle. Intéressé par l’approche de Claude Bernard qui avait mis le doigt sur l’importance des organes nerveux dans la régulation des différentes fonctions physiologiques, celui qui est aussi un excellent musicien teste l’effet des sons sur le comportement humain.

C’est ensuite qu’il va s’intéresser à l’impact des stimulations visuelles. Après 25 années d’expérimentations, il met au point la Culture Psycho-sensorielle qui reçut une autorisation officielle en 1942.

Information :

Pour toute formation à la méthode de G. Quertant et aux techniques de CeREN

veuillez contacter Frank Giraudeaux.

Tél : 01 69 30 19 19
        01 45 44 66 65

Site : Quertant